17 avril 2020

Interview du Créateur de Marguerittes Confinée « Le Drive Solidaire des producteurs locaux durant le confinement »

Découvrez à travers cette interview de Jocelyn, créateur du drive solidaire, comment, grâce à une initiative solidaire et bénévole, un site E-commerce drive a vu le jour permettant aux  commerçants et producteurs locaux du village de Marguerites (Gard) de poursuivre leur activité pendant le confinement.

Une plateforme E commerce drive pour un commerce solidaire local

Et si vous aimez cette initiative de commerce solidaire, n’hésitez pas à liker la page Facebook du drive solidaire en cliquant sur le bouton « J’aime cette page » présent sur l’encart ci-contre. Et n’oubliez pas également de soutenir nos petits commerçants et producteurs locaux en achetant leurs produits 😉

Bonjour Jocelyn, tu t’es fait remarquer dès le début du confinement par ton projet solidaire « Marguerittes confinée », est ce que tu peux nous expliquer le concept dans les grandes lignes ?

Bonjour. Dès les 1ers jours du confinement, nous avons pu prendre conscience des problématiques d’approvisionnements en produits de première nécessité. Les habitants de Marguerittes se sont rapidement tournés vers les marchés en plein-air. Aussitôt fermés compte-tenu des difficultés à satisfaire les précautions sanitaires imposées par les risques épidémiques. La population s’est rapidement tournée vers les drives des grandes surfaces dont l’organisation s’est immédiatement révélée inapdatée face à l’afflux important de clients.

Sensible aux problèmes de sécurité dans le cadre de mes activités professionnelles, le drive m’est apparu comme une bonne réponse pour respecter les gestes barrières.

Simultanément, je constatais que les marchands et commerçants se retrouvaient désorganisés face aux importantes demandes. Et souvent faites par téléphone. Outre la gestion de leurs approvisionnement, ils se sont retrouvés à gérer des demandes de renseignements chronophages. Mais aussi  des livraisons pas forcément optimisées dans leur planification.

Donc la création d’un drive avec un catalogue complet de produits a permis de répondre à toutes ces nouvelles contraintes pour les marchands et leurs client. Comme par exemple : moins d’appels téléphoniques, approvisionnements contrôlés en fonction des demandes, facilité d’organisation des livraisons, retrait sécurisant des marchandises en magasin en évitant les heures de forte affluence.

Pendant la crise sanitaire #Covid-19, producteur ou marchand dont l'activité commerciale reste possible proposent leurs produits en vente sur le Drive solidaire "Marguerittes Confinée"

Super projet ! Comment t’es venue l’idée d’un tel concept solidaire ?

Être solidaire fait partie de ma personnalité. Il existe plusieurs façons d’exprimer sa solidarité. Et la mienne consiste, entre-autre, à faire bénéficier d’outils numériques et marketing, à des publics qui n’y ont pas accès. Dans ce projet, deux populations sont visées par cette solidarité. D’abord  les habitants de ma commune contraints au confinement. Ainsi que les producteurs et commerçants locaux dont l’activité se doit d’être soutenue.

N’étant pas professionnel dans le domaine du web, je n’avais pas la capacité ni la volonté de monétiser la mise en place de la plateforme du drive solidaire Marguerittes Confinée.

Ce choix a facilité le déploiement de la solution qui s’est réalisé en quelques jours (et nuits). Et en minimisant, bien sûr,  les contraintes légales, sans pour autant les contourner.

Est-ce que tu peux nous parler rapidement de toi ? Quel est ton CV ? Tes expériences professionnelles ? Quelles sont tes compétences dans le web, le e-commerce et les nouvelles technologies ?

Après avoir obtenu un DUT « génie électrique » puis avoir suivi une licence en marketing dans les années 90, j’ai démarré comme artisan antenniste. Les évolutions technologiques et la naissance des services numériques m’ont amené à me spécialiser dans les systèmes de TV à péage. Parallèlement à ça, j’avais comme hobbies l’animation de blogs, la conception de sites web puis la mise en place de boutiques en ligne pour des associations dans lesquelles je suis. Ma profession actuelle est chef de projet en électricité pour la SNCF, intervenant notamment sur la mise en place de solutions numériques à base d’IoT (objets connectés) pour la réalisation de projets « Smart City » intégrés aux gares ferroviaires.

Est-ce que c’est toi qui intègres l’ensemble des données des commerçants ?

Oui, ce sont des tâches longues, qui m’ont imposé de poser quelques jours de congés pendant le confinement. Partisan du moindre effort, j’ai réussi à créer quelques outils qui ont facilité ces opérations. Pour en arriver aujourd’hui à près de 700 produits mis en ligne.

Et cela représente quelle charge de travail au quotidien ou par semaine ?

Côté technique, j’ai déployé la 1ère maquette du site e commerce drive en 5 jours. M’assurer du bon fonctionnement de la plateforme et des publications marketing m’occupent en moyenne 5 heures par jour depuis le lancement. La majeure partie du temps est consacrée à l’actualisation des stocks et des prix. Puis vient ensuite les nouvelles inscriptions de commerçants.

Heureusement, je peux compter sur les membres bénévoles de l’Association Marguerittoise des Commerçants et Artisans (AMAC). En effet, ils font le relais entre moi et les différents commerçants et producteurs locaux. Nous faisons ensemble un point visio 2 ou 3 fois par semaine. Ces échanges sont nécessaires pour faire évoluer le Drive solidaire et l’adapter aux attentes exprimées par chacun.

L’un des principaux enjeux a été la mise en place d’outils simples afin que les utilisateurs, souvent peu familiers avec les outils numériques, soient le + autonomes possibles dans la transmission des informations que je dois intégrer à la plateforme e-commerce.

Il convient toutefois d’accompagner la moitié des vendeurs dans les opérations nécessaires à la constitution de leurs catalogues publiés sur le site. Cet accompagnement se fait par téléphone compte-tenu des contraintes du confinement.

Et tu as reçu un large écho dans la presse locale aussi ? Peux-tu nous donner les liens des divers articles où le projet a été présenté ?

Après presqu’un mois d’existence, quel est le 1er bilan que tu peux retirer de cette plateforme ?

Un bilan très encourageant, d’abord par les messages unanimement positifs sur l’opération mise en place, tant de la part des clients que des marchands. La plateforme s’est agrandie en accueillant désormais les artisans ouverts pour les interventions d’urgences et respectant une charte sanitaire stricte. Les masques faits maison par les couturières du village sont aussi disponibles sur le site pour faciliter l’organisation de la distribution, en attendant que les masques soient distribués par Nîmes Métropole.

D’autre part, Marguerittes Confirnée aura certainement une suite. En effet,  la plateforme a permis à de nombreux marchands de mesurer les avantages qu’apporte ce type de site.

En moyenne la plateforme de commerce solidaire enregistre combien de commandes par jour ou semaine ?

+ de 30 vendeurs, producteurs, commerçants et artisants sont inscrits, principalement basés sur Marguerittes. Mais le bassin de vie incluant Poulx, Cabrières, St Gervasy et Bezouce permet de compter quelques marchands voisins de Marguerittes sur la plateforme.

Plusieurs activités sont représentées avec les boulangers, pâtissiers, plombiers, dépanneurs informatique, épiciers, vendeurs de plants pour potager, apiculteurs…

Une vingtaine de commandes transitent quotidiennement par le site représentant un CA journalier moyen d’environ 350 €. Résultat très encourageant compte-tenu du référencement exclusivement naturel et de la présence sur 1 seul réseau social sans aucune publicité payée.

Suite à cette expérience, comment voient les commerçants le E-commerce désormais ? Est une opportunité pour eux ?

D’après les retours que font les marchands, le principal atout est celui de compléter leur activité existante en adaptant la plateforme à leur mode de fonctionnement. La présence sur le site avec une vitrine et un catalogue en e-commerce permet au marchand :

  • D’abord de toucher une nouvelle clientèle.
  • Mais surtout d’encaisser eux mêmes le pré-paiement.
  • Puis de dimensionner ses approvisionnements selon les ventes réalisées en ligne.
  • D’organiser la mise à disposition des produits en 1 point (mode drive) ou en livraison à domicile.
  • Et tout simplement gagner du temps dans l’organisation de ses ventes.

Enfin, rendre + accessible des plateformes de e-commerce, permet de favoriser la mise en place de circuits courts. Et le tout, avec des offres financières adaptées qui correspondent à cette activité.

Est-ce que des collectivités locales se sont rapprochées de toi pour dupliquer le modèle à leur territoire ?

Oui, j’ai été sollicité par plusieurs institutions représentatives (associations de commerçants, collectivités locales). Et elles m’ont expliqué voir à travers ce type de plateforme solidaire, une manière de dynamiser les zones résidentielles semi-urbaines (« villages dortoirs ») et les zones rurales.

Par exemple, pour une mairie, mettre une plateforme e-commerce à la portée de marchands actuellement absents du web, est un véritable atout qui complète l’organisation d’un marché hebdomadaire en plein-air.

Que va devenir la plateforme après le confinement ? Les commerçants envisagent-ils de conserver leur présence web sur la plateforme ? Ou si la plateforme venait à disparaître envisagent-ils de continuer l’expérience sur un autre support web ?

A première vue, la plateforme actuelle est vouée à être éphémère. Mais la bonne tenue des commandes en ligne pour un certain nombre de marchands les incite à penser à la suite. Et probablement en disposant d’une plateforme fédérée par leur association à terme.

Ensuite pour d’autres commerces dont le catalogue des produits évolue très souvent, il sera nécessaire de créer des outils qui leur permettront d’être autonomes dans l’actualisation de leurs catalogues.

Enfin d’autres marchands ont découvert la possibilité de mettre en place un drive. Et finalement sans trop de contraintes (traiteurs, pizzerias…). Puis l’enjeu reposera dans le développement d’automatismes parfaitement adaptés aux particularités de leur fonctionnement.

Le contexte économique difficile qui nous attend à l’issue de la crise sanitaire imposera la mise en place d’outils dont les coûts devront être adaptés à cet environnement économique difficile.

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Vous êtes intéressé(e) par la mise en place de ce type de projet web ?

Comme vous avez pu le constater en lisant ce témoignage, un site de vente en ligne de proximité permet au commerçant de continuer à servir leur clientèle. Et proposer leurs produits en retrait (drive) ou en livraison durant la crise sanitaire. De plus, les commerçants ont découvert les nombreux avantages d’une boutique ou une vitrine en ligne.

Alors si vous êtes convaincu(e) et souhaitez une aide pour mettre en place un site e-commerce. Contactez-nous via le formulaire ci-dessous ou par téléphone au 06 82 22 72 51.

Quant à notre agence web, elle possède les certifications Google et Semrush en web-marketing et référencement.

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